image d'accueil du site représentant a gauche une maison belle et lumineuse et sur le coté droit une maison dévastée et abimée

Propriétaires, ALERTE ! Votre bien sera-t-il INTERDIT à la vente en 2033 ? 😱

La soutenabilité est devenue un critère essentiel lors de l’achat d’un logement. La nouvelle Directive Européenne sur la Performance Énergétique des Bâtiments (EPBD) exige qu’à partir de 2033, tous les logements atteignent au moins la classe énergétique D. D’ici 2050, plus aucun bâtiment de l’UE ne devra émettre de CO2, afin d’atteindre la neutralité climatique.

Ces mesures européennes ambitieuses représentent un défi majeur pour l’Espagne. Selon le ‘III Observatoire du logement et de la durabilité’, réalisé par l’Union de Crédits Immobiliers (UCI), 80% du parc immobilier résidentiel actuel du pays ne répond pas aux normes énergétiques souhaitées, affichant des étiquettes E, F ou G.

De plus, huit Espagnols sur dix pensent vivre dans un logement performant sans connaître l’EPBD, selon l’UCI, soulignant l’ampleur du défi à relever.

Malgré cela, l’intérêt pour l’achat de logements performants a augmenté, atteignant 76,5% de la population, et l’intention d’investir dans la rénovation de son propre logement s’élève à 87,5%.

Le manque de consensus entre voisins : un obstacle majeur

Un aspect crucial de la durabilité est la réalisation de nombreuses rénovations de logements. Cela peut s’avérer compliqué, car sept Espagnols sur dix vivent dans un immeuble d’appartements, et un obstacle majeur à la rénovation est le manque de consensus entre les voisins.

L’UCI indique que quatre voisins sur dix seraient favorables à une rénovation complète de l’immeuble. Cependant, le coût des travaux, le manque de compréhension entre les propriétaires et le temps d’amortissement sont les trois principaux obstacles à la rénovation des immeubles.

Depuis juin 2022, la Loi sur la Propriété Horizontale permet aux communautés de copropriétaires d’approuver des travaux de rénovation à la majorité simple (à condition que le coût individuel, une fois les aides publiques déduites, ne dépasse pas douze mensualités ordinaires) et reconnaît la capacité juridique des communautés à accéder à des financements, leur permettant de contracter des prêts collectifs.

Malgré cette mesure, la connaissance de cette option reste limitée. Les données de cet Observatoire montrent que seulement 3 Espagnols sur 10 (29%) déclarent connaître l’existence de ces solutions financières.

Financement insuffisant ou manque d’information ?

L’étude révèle un intérêt croissant de la société pour l’efficacité énergétique des logements, malgré le travail restant à accomplir. Cependant, elle met également en évidence le manque de connaissance des financements durables.

Selon l’UCI, seulement 17% des personnes ayant récemment acheté ou ayant l’intention d’acheter un logement déclarent savoir ce qu’est un prêt vert. Il s’agit de prêts avec des conditions plus avantageuses si vous achetez un logement durable, une maison ancienne à rénover ou si vous construisez votre propre maison selon des critères environnementaux.

Il est important de noter que, malgré les Fonds Next Generation EU, qui ont alloué plus de 3,4 milliards d’euros à la rénovation de logements, ou le nouveau PERTE pour le logement industrialisé, qui allouera 1,3 milliard d’euros sur 10 ans, la société continue de pointer du doigt les retards administratifs et le manque de réactivité comme des freins majeurs à la rénovation.

D’un point de vue économique, les Espagnols sont prêts à investir jusqu’à 11 607 euros pour rénover leur logement actuel, voire à payer 14 234 euros de plus pour une maison de 100 m2 en moyenne qui répond aux critères de durabilité, selon l’UCI.

La durabilité des logements : un sujet en suspens pour les Espagnols

Malgré les efforts institutionnels et l’importance croissante de la durabilité dans le discours public, le Certificat de Performance Énergétique (CEE) reste méconnu de la plupart des propriétaires. Dans cette édition, seulement 37% des personnes interrogées déclarent connaître la classe énergétique de leur logement.

Par ailleurs, concernant les rénovations, 40% déclarent ne pas avoir encore envisagé ce type d’interventions dans leur logement et 8,4% estiment ne pas avoir besoin d’apporter d’améliorations.

Conclusion

Laura Visier, directrice de la Rénovation à l’UCI, a déclaré lors de la présentation du rapport que, "bien que les résultats montrent un intérêt croissant pour vivre dans des logements plus durables, il existe encore un écart important dans la connaissance des mécanismes visant à encourager la rénovation pour mener à bien cette transformation."

"Il est essentiel de renforcer l’information et de sensibiliser les citoyens. Nous avons l’opportunité et la responsabilité de créer un monde meilleur", a conclu Visier.