Le Sénat italien a validé le Décret de Sécurité avec 109 voix pour, 69 contre et une abstention. Il s’agit d’une loi qui renforce les sanctions contre l’occupation illégale de logements et, plus généralement, contre les délits liés à la sécurité et à l’ordre public. Le Décret de Sécurité nouvellement approuvé introduit dans le code pénal un nouveau délit passible de peines allant jusqu’à sept ans pour quiconque, par violence, menaces ou tromperie, occupe un logement privé.
Ce qui change en matière d’occupations illégales
Le Décret de Sécurité récemment approuvé introduit un nouvel article dans le code pénal (634-bis), qui punira plus sévèrement quiconque occupe – par tromperie ou violence – un logement de manière indue et en dehors de sa titularité.
Le même Décret de Sécurité intervient également pour introduire une nouvelle procédure accélérée permettant au propriétaire légitime de récupérer la pleine possession du logement occupé illégalement. Comment ? Le texte prévoit également la pratique de l’expulsion immédiate en cas de logement principal.
Un nouveau délit contre l’occupation illégale
Plus en détail, l’article 10 du Décret de Sécurité introduit dans le code pénal le délit d’occupation arbitraire d’un immeuble destiné à l’habitation d’autrui. Il s’agit de l’article 634-bis, qui établit un cas spécifique pour punir quiconque – par violence, menaces, artifice ou tromperie – occupe ou empêche l’accès à un immeuble à usage résidentiel légitimement possédé par d’autres.
Le délit est puni de peines de prison de deux à sept ans. Les poursuites sont d’office si le délit est commis contre une personne handicapée, en raison de son âge ou de sa maladie, et également s’il est commis sur une propriété publique ou à usage public. En outre, la loi affecte également ceux qui collaborent ou bénéficient économiquement de l’occupation illégale.
Qu’est-ce qui change pour les expulsions ?
Des nouveautés également en matière d’expulsions. Avec l’introduction de l’art. 321-bis de la loi sur la procédure pénale, il est établi qu’en cas de plainte pour occupation illégale, le juge, à la demande du procureur, peut ordonner l’expulsion par décret motivé, même en phase préliminaire de la procédure pénale.
Si l’occupation illégale concerne une résidence principale, la loi stipule que la police judiciaire se rend immédiatement sur les lieux pour ordonner l’expulsion immédiate de l’immeuble s’il existe des raisons fondées de considérer l’occupation illégale comme arbitraire, sans qu’il soit nécessaire d’avoir l’ordonnance d’un magistrat. Si l’occupant résiste ou refuse, ils procèdent de manière coercitive avec l’autorisation du procureur, également par des moyens télématiques.
Il est prévu que le rapport établi par les agents soit transmis au procureur dans un délai de 48 heures et, une fois reçu, le procureur dispose également de 48 heures pour demander la validation au juge, qui est appelé à se prononcer dans un délai de dix jours. Si aucune résolution n’est prise dans le délai imparti, le rétablissement perd son efficacité.








