image d'accueil du site représentant a gauche une maison belle et lumineuse et sur le coté droit une maison dévastée et abimée

Investisseurs immobiliers aux États-Unis : frein ou moteur pour le rêve de propriété en 2025 ?

L’année 2025 révèle une tendance surprenante : les investisseurs immobiliers continuent de façonner le marché du logement aux États-Unis. Malgré une légère baisse au deuxième trimestre, leur présence reste forte, alimentant des questions sur l’avenir de l’accession à la propriété.

Alors que les rêves de devenir propriétaire s’éloignent pour beaucoup, les investisseurs, eux, se positionnent. En janvier 2025, ils représentaient 32 % des achats de maisons unifamiliales, un chiffre redescendu à 29 % en juin. Néanmoins, cela reste bien au-dessus des 25 % de juin 2024. Pourquoi un tel engouement ?

L’ascension des investisseurs : une aubaine ou une menace ?

Les prix élevés des logements, les taux hypothécaires exorbitants et la pénurie de biens poussent les primo-accédants vers la location. Les investisseurs, eux, comblent ce vide, flairant la bonne affaire. Mais à quel prix pour les familles qui aspirent à posséder leur propre chez-soi ?

  • Cash is king : Les achats au comptant et les rendements locatifs solides permettent aux investisseurs de surmonter les obstacles financiers.
  • Demande locative : Ils répondent à une demande croissante de logements locatifs, exacerbée par les difficultés d’accession à la propriété.

« Les investisseurs ont considérablement étendu leur présence sur le marché en 2025 », explique Thom Malone, économiste chez Cotality. « Leur capacité d’adaptation dans un environnement de prix et de taux élevés leur permet de répondre à la demande locative. »

Qui sont ces investisseurs qui raflent les maisons ?

Si les volumes d’achat mensuels restent stables (environ 85 000 maisons par mois), la composition des investisseurs évolue. Les investisseurs de taille moyenne, possédant entre 10 et 99 propriétés, sont ceux qui gagnent le plus de terrain.

  • Petits investisseurs : Moins de 10 propriétés, 14% du marché.
  • Investisseurs moyens : 10 à 99 propriétés, en forte croissance.
  • Grands investisseurs : 101 à 1 000 propriétés.
  • Méga-investisseurs : Plus de 1 000 propriétés.

Le Texas en tête : Dallas et Houston, paradis des investisseurs

Côté géographie, certaines villes se démarquent. Dallas et Houston dominent le classement des achats, suivies d’Atlanta, Phoenix et Los Angeles. Ces métropoles attirent les investisseurs comme des aimants, mais cela a-t-il des conséquences sur le marché local ?

Imaginez un peu : au Québec, les Laurentides, prisées pour leurs chalets, pourraient devenir des zones où les investisseurs immobiliers dictent le marché, rendant l’accès à la propriété encore plus difficile pour les familles locales. En Suisse, serait-ce Genève ou Zurich qui attireraient le plus ces investisseurs, exacerbant la crise du logement déjà présente ?

Au-delà des chiffres : quelles perspectives pour l’avenir ?

Les tendances saisonnières persistent, avec une part d’investissement plus élevée en hiver et un recul en été, lorsque les acheteurs occupants reviennent sur le marché. Cotality prévoit que la part des investisseurs se situera entre 25 % et 30 % dans un avenir prévisible, à moins de changements majeurs dans les taux d’intérêt ou les conditions macroéconomiques.

Est-ce que cette situation va perdurer ? Les gouvernements locaux et provinciaux vont-ils intervenir pour réguler ce marché et protéger les futurs propriétaires ? L’avenir nous le dira. En attendant, la question reste posée : le rêve américain de posséder sa maison est-il en train de devenir un luxe inaccessible pour beaucoup ?