Le Gouvernement espagnol a mis en place la Commission Interministérielle du PERTE (Projet Stratégique pour la Récupération et la Transformation Économique) pour l’Industrialisation du Logement.
Cette commission a pour but de favoriser la pleine exécution du projet. Elle regroupe des représentants de chaque ministère impliqué.
La ministre du Logement et de l’Agenda Urbaine, Isabel Rodríguez, a souligné l’importance du PERTE pour résoudre le problème du logement. Le projet vise à augmenter l’offre et à améliorer la qualité des constructions.
Le Comité assurera la collaboration entre les ministères et proposera des améliorations pour une gestion efficace du PERTE.
La Commission Interministérielle du PERTE est présidée par le Ministère du Logement et de l’Agenda Urbaine, avec le Ministère de l’Économie, du Commerce et des Entreprises, et le Ministère de l’Industrie et du Tourisme comme coproposants.
Seront également présents les ministères des Finances, du Travail et de l’Économie Sociale, de l’Éducation et de la Formation Professionnelle, des Sciences, de l’Innovation et des Universités, de l’Inclusion, de la Sécurité Sociale et des Migrations, de la Transformation Numérique et de la Fonction Publique, ainsi que le Bureau Économique de la Présidence du Gouvernement.
Le Secrétaire d’État au Logement et à l’Agenda Urbaine, David Lucas, le Secrétaire Général de l’Agenda Urbaine, du Logement et de l’Architecture, Iñaqui Carnicero, la Directrice Générale de Sepes, Leire Iglesias, la Directrice Générale de l’Agenda Urbaine et de l’Architecture, Maite Verdú, et le Directeur Général du Logement et du Sol, Javier Martín, ont également participé.
Un investissement de 1,3 milliard d’euros sur 10 ans
Le Conseil des Ministres a approuvé le PERTE de Logement pour la construction industrialisée, doté de 1,3 milliard d’euros d’investissement public sur 10 ans.

1 milliard d’euros seront alloués au financement et 300 millions à la capitalisation.
Cet investissement public, qui fait partie des 12 mesures annoncées par le président du gouvernement, Pedro Sánchez, pour améliorer l’accessibilité au logement en Espagne, devrait avoir un effet multiplicateur de 2,4.
C’est-à-dire que pour chaque euro d’investissement public, il y aura 1,4 euro d’investissement privé.
Les 1 milliard d’euros de financement visent à augmenter l’offre d’industries qui produisent des éléments industrialisés pour la construction. Cela se fera par le biais de lignes de financement de l’Institut de Crédit Officiel (ICO).
Par exemple, ICO verte ou ICO entrepreneurs, ou le Plan Reinicia + FAIIP.
Ce dernier finance des projets d’industrialisation dans les zones touchées par la DANA, tout en augmentant la demande des constructeurs et des promoteurs pour ces produits industrialisés.
D’autres sources de financement du Ministère de l’Industrie seront également réorientées, comme le Fonds de Résilience Autonomique ou les prêts FAI, afin d’industrialiser la construction.
Augmenter le « muscle financier » des entreprises
Les 300 millions d’euros destinés à la capitalisation visent à augmenter le "muscle financier" des entreprises. Tant pour les entreprises qui génèrent l’offre que celles qui créent la demande.

L’objectif est de leur permettre de faire face à des processus d’industrialisation qui garantissent un impact positif du PERTE.
Le Ministère du Logement affirme que ce modèle de capitalisation a déjà été mis en œuvre avec des résultats "positifs" dans la ligne ICO de 4 milliards d’euros. Ce qui permet aux promoteurs d’augmenter le parc de logements à prix abordables.
Ces mêmes sources indiquent que ce PERTE répond également à la nécessité d’un modèle de prêts dans la construction industrialisée. Celle-ci ne peut pas utiliser le système de crédit hypothécaire pour obtenir le financement nécessaire à la construction d’un immeuble, comme c’est le cas dans la construction traditionnelle.
En effet, dans la construction de logements industrialisés, la construction ne commence sur le terrain que quelques mois plus tard. Le terrain ne peut donc pas servir de "gage" pour obtenir le financement nécessaire à la construction.








