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Immobilier : L’ALARME ROUGE sonne ! Un « trou noir » menace VOS économies ?

Le président du Conseil Économique et Social (CES), Antón Costas, a qualifié 2024 d’année "à retenir" pour les bonnes données de l’économie au niveau macro et de l’emploi, mais a empiré son diagnostic sur le logement par rapport à l’année précédente.

"Le logement est un énorme trou noir qui absorbe une bonne partie de l’économie, de l’emploi et des politiques sociales. Il empêche une partie importante de la société espagnole d’améliorer ses conditions de vie", a-t-il souligné lors de la présentation du ‘Mémoire sur la situation socio-économique et du travail de 2024’.

"Le logement est un énorme trou noir", Antón Costas, président du CES

Ainsi, Costas a souligné que, malgré le bon comportement de l’économie espagnole au niveau macroéconomique, la microéconomie démontre que la croissance économique et du travail "n’apporte pas la prospérité" pour tous si elle n’est pas accompagnée "d’autres éléments" pour le bon développement de la vie des gens.

"Le logement est un facteur fondamental dans la pauvreté des foyers et spécialement dans ceux où il y a des enfants. C’est un trou noir que nous devons combler de manière immédiate", a-t-il souligné.

Pas de solution au logement sans réforme de la loi du sol

Dans ce sens, Costas a assuré que les mesures du gouvernement pour mobiliser le ‘stock’ de logements à prix abordables sont une solution "palliative" qui ne pourra pas combler "ce trou" pour l’économie qu’est le logement.

Ainsi, il assure que la seule solution pour le logement est de réformer la Loi du Sol pour faciliter rapidement la mise à disposition de cet actif "basique" et nécessaire pour mobiliser des logements, que le CES calcule à un besoin de 150 000 logements par an, un peu plus dans les premières années, pour atteindre une "vitesse de croisière" qui ne peut être atteinte qu’avec une collaboration public-privé.

Dans ce sens, le président du CES considère que la Loi sur le Logement est limitée dans le domaine géographique, surtout en Catalogne (l’une des rares autonomies à l’avoir appliquée), bien qu’il ait indiqué que des données officielles sont nécessaires.

Manque d’un parc de logements sociaux: 850 000 logements sociaux nécessaires

Le président de la commission de travail pour l’élaboration de celui-ci, José Ignacio Conde-Ruiz, a assuré que l’un des facteurs qui alimentent le plus le problème du logement est le manque d’un parc de logements sociaux, avec un déficit de 850 000 logements, pour ressembler aux chiffres européens.

"En Espagne, nous avons eu des politiques de logement bien orientées, mais nous les avons données en propriété. Il s’agit de faire l’effort qui a été fait dans les années précédentes, mais plus en propriété, mais en location sociale pour les jeunes et les familles vulnérables", souligne-t-il.

L’Espagne a apporté près de 24% de l’emploi de l’ensemble de l’Union Européenne

Concernant l’emploi, Conde-Ruiz a souligné que l’Espagne a apporté près de 24% de l’emploi de l’ensemble de l’Union Européenne, bien que sur le marché du travail espagnol persiste le problème structurel du chômage, avec un taux de 11%, le plus élevé de l’UE.

De même, il a insisté sur le fait que le pays a mené la croissance économique de l’Union Européenne, après avoir progressé de 3,2% de son PIB, seulement un dixième de moins que la croissance mondiale (3,1%).

Néanmoins, il a transmis l’inquiétude de l’organisme concernant le chômage de longue durée, qui atteint 54% chez ceux qui ont entre 55 et 59 ans et atteint 60% chez ceux qui ont 60 et 64 ans, pratiquement le double de la moyenne de l’Union Européenne (UE), et le taux de ‘ni-ni’, qui est d’environ 10% chez les jeunes jusqu’à 25 ans et de 12% chez les moins de 30 ans, également le double de la moyenne des pays de l’UE.

De même, il a mis en garde sur le taux de partialité involontaire, c’est-à-dire, de ces personnes qui travaillent à temps partiel bien qu’elles aimeraient travailler à temps plein, taux qui suppose qu’un emploi à temps partiel sur deux n’est pas souhaité. Néanmoins, il a souligné que la partialité involontaire a chuté depuis 65%.

"Dans des pays comme la Hollande, on travaille partiellement parce qu’on le veut, en Espagne c’est involontaire", a critiqué Conde-Ruiz.

Les dangers: tarifs douaniers et risque climatique

D’autre part, le CES a indiqué que les deux grands facteurs qui génèrent le plus "d’incertitude" pour l’économie espagnole sont la crise tarifaire initiée par les États-Unis, soumise aux futures décisions de l’Administration Trump, et les risques climatiques.

De même, le rapport met en garde contre les difficultés que rencontre l’Espagne pour absorber les ressources disponibles des fonds européens, car l’exécution du Plan de Récupération se limite à 64,4% du total des transferts alloués, tandis que les prêts sont encore en attente de réception.