image d'accueil du site représentant a gauche une maison belle et lumineuse et sur le coté droit une maison dévastée et abimée

Guindos (BCE) : Ces erreurs qui enflamment la crise du loyer

Le vice-président de la Banque Centrale Européenne (BCE), Luis de Guindos, a pointé du doigt des politiques de location "erronées" comme étant responsables du manque de logements en Espagne et comme un "goulot d’étranglement" qui menace sa forte croissance par rapport à ses pairs européens. 🇪🇺

"Si vous vous trompez dans les politiques de location […] et, même, vous les restreignez, alors vous pouvez vous retrouver avec ce qui se passe : il y a une insuffisance de logements en location […] et les prix augmentent", a-t-il affirmé lors d’un événement de MIT/ICADE. 🏘️📈

L’ancien ministre espagnol de l’Économie a assuré que cette circonstance, qu’il a qualifiée de "goulot d’étranglement", constitue une menace pour l’avancée future du PIB espagnol. Ainsi, il a manifesté sa conviction que la situation actuelle est le fruit d’une demande plus forte et d’une offre plus faible. 📉

Logements en Espagne

Mi-février, lors d’une interview à RTVE, Luis de Guindos avait déjà qualifié le problème du logement comme un "goulot d’étranglement" pour la soutenabilité du rythme de croissance de l’économie espagnole, en raison de la forte augmentation de la demande par rapport à l’offre. Néanmoins, il a insisté sur le fait que, contrairement à la crise déclenchée à la fin de la première décennie du XXIe siècle (boom immobilier), le système financier est très sain et "il n’y a pas de bulle de crédit". 🏦

Par ailleurs, Guindos a encouragé l’Europe à rechercher son "indépendance et son autonomie" face à des tiers et à parler d’une "seule voix", ce pour quoi il faudrait éliminer la fragmentation des marchés dans l’Union Européenne et privilégier l’"intérêt commun". 🤝

Le lieutenant de Christine Lagarde a demandé de supprimer la segmentation présente sur le marché des capitaux et intérieur, où Guindos a souligné qu’il y a encore "énormément de régulation nationale". 📜

"Il y a toujours des discriminations nationales […] qui empêchent l’Europe d’être un marché unique, ce qui est une question qui est recherchée depuis des décennies dans les domaines des biens et services", a-t-il expliqué. 🌍

Banque Centrale Européenne

De même, il a soutenu que l’union bancaire est incomplète, étant donné qu’il existe bien la BCE comme superviseur unique pour les pays de la zone euro, même s’il n’y a pas de Fonds de Garantie des Dépôts commun. 💶

Par ailleurs, Guindos a défendu les bienfaits d’une immigration "contrôlée" puisqu’elle favorise la croissance économique et, dans le cas de l’Europe, se révèle comme un facteur "indispensable" face au vieillissement démographique. 👴👵

Guindos a également considéré comme "plus ouvertes" et plus innovantes les sociétés jeunes qui reçoivent des immigrés lorsque la faible natalité s’enracine et qu’il y a plus de décès que de naissances. 👶➡️👴

"Une grande partie de la croissance économique en Espagne est due à l’arrivée d’immigrants. Bon, cela a ensuite d’autres considérations, oui, mais c’est une réalité", a-t-il résumé. 📈

Autonomie et indépendance

Concernant les États-Unis, Guindos a constaté que Bruxelles maintient un excédent commercial, mais que ce n’est pas le cas en ce qui concerne les services. De fait, il a souligné la dépendance de l’UE en matière d’intelligence artificielle (IA) ou de moyens de paiement, aux mains d’entreprises nord-américaines comme Visa ou Mastercard. 💻💳

Guindos a indiqué que l’excédent ne résulte pas du fait que l’Europe bénéficie d’une plus grande protection, étant donné que les droits de douane avant l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche étaient "très similaires" des deux côtés de l’Atlantique, mais qu’il s’expliquerait par une croissance plus forte du PIB aux États-Unis, qui se traduit par une consommation et une demande d’importations plus importantes. 🌎