L’accès au logement est un défi, surtout pour les personnes vivant seules. Selon une étude d’idealista, l’acquisition d’un studio, le type de bien le plus abordable, requiert un revenu net annuel d’environ 18 080 euros en Espagne.
Avec ce revenu, une personne seule pourrait assumer une mensualité d’environ 452 euros, somme nécessaire pour un studio moyen en Espagne, dont le prix avoisine les 134 935 euros.
Il faudrait également prévoir une épargne préalable d’environ 40 480 euros pour couvrir l’apport initial de 20% et les frais annexes (environ 10%).
Si l’on opte pour la location, les exigences financières grimpent. Il faudrait un revenu net annuel d’environ 32 000 euros pour s’offrir un studio en Espagne sans dépasser le seuil de 30% des revenus, considéré comme raisonnable par les experts, pour un loyer moyen de 800 euros par mois.
Madrid et Barcelone : les villes les plus exigeantes
Les revenus nécessaires varient considérablement selon le marché local, en fonction des prix de l’immobilier.
Dans la plupart des capitales, les revenus nécessaires pour acheter ou louer un studio sont plus élevés que dans le reste de la province.
Pour l’achat, Madrid est la ville la plus chère, avec un revenu net annuel requis de 32 160 euros, en plus de l’apport initial. Seule Palma (31 560 euros) dépasse également la barre des 30 000 euros.
Viennent ensuite :
- San Sebastián (27 480 euros)
- Valencia (27 120 euros)
- Granada (26 360 euros)
- Barcelona (26 280 euros)
- Segovia (25 960 euros)
- Pamplona (25 480 euros)
En dessous de 25 000 euros, on trouve Bilbao (24 960 euros), Málaga (24 160 euros), Sevilla (24 000 euros) et Alicante (22 680 euros).
Santander, en revanche, est la ville où l’acquisition d’un studio est la plus accessible, avec un revenu net de seulement 9 240 euros (en supposant un apport initial). Tarragona (9 640 euros) et Ciudad Real (10 040 euros) suivent de près.
Il est important de noter que le faible nombre de studios disponibles à la vente ou à la location au premier trimestre a rendu impossible le calcul dans certains marchés.
En ce qui concerne la location, une personne seule à Barcelone devrait gagner 47 000 euros nets par an pour se loger dans un studio. À Madrid (40 880 euros) et Valencia (40 000 euros), les chiffres sont un peu moins élevés.
D’autres villes, comme Palma (38 000 euros), San Sebastián (35 960 euros), Bilbao (34 000 euros), Las Palmas de Gran Canaria (33 400 euros), Málaga (32 000 euros) et Alicante (32 000 euros), se situent au-dessus de la barre des 30 000 euros.
À Ciudad Real, un revenu net de 16 400 euros suffit pour louer un studio, tandis qu’à Palencia, il faut compter 18 000 euros.
Les Baléares : la province la plus chère pour l’achat d’un studio
Au niveau provincial, les Baléares sont en tête, avec un revenu net requis de 30 440 euros pour l’achat d’un studio, sans oublier l’apport de 30%. Suivent Madrid (28 040 euros), Guipúzcoa (26 880 euros), Santa Cruz de Tenerife (26 360 euros), Vizcaya (25 040 euros), Málaga (21 920 euros) et Barcelona (21 080 euros). Las Palmas (20 680 euros), Navarra (20 600 euros) et Valencia (20 440 euros) dépassent également les 20 000 euros.
Zamora est la province la plus abordable, avec un revenu net annuel de seulement 7 440 euros nécessaire pour l’achat d’un studio. Cáceres (9 240 euros) et Jaén (9 520 euros) se situent également en dessous de 10 000 euros.
En ce qui concerne la location, les revenus nécessaires sont plus élevés dans toutes les provinces pour respecter la règle des 30%. Barcelone est la province la plus chère, avec un revenu net annuel de 44 160 euros requis pour louer un studio. Suivent les Baléares (40 000 euros) et Madrid (39 000 euros). Cáceres et Jaén sont les provinces les plus abordables, avec 16 000 euros nécessaires dans les deux cas.
Méthodologie
Pour cette étude, l’équipe d’idealista/data a calculé le prix médian des studios (0 chambres) à la vente et à la location dans chaque marché analysé. Les revenus nécessaires ont été calculés pour ne pas dépasser un taux d’effort de 30%.
Pour l’achat, les économies nécessaires pour l’apport initial (20% du prix du logement) et les frais annexes (10% du prix du logement) ont été calculées. Le taux d’intérêt moyen publié par la BCE et une durée de prêt de 30 ans ont été utilisés pour calculer la mensualité du prêt hypothécaire.









