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Arrhes annulées : Impôts à la clé ? Ce que vous devez absolument savoir !

Les contrats d’arrhes lors de la vente d’un bien immobilier ne sont pas obligatoires, mais ils sont fortement recommandés. Ils offrent une sécurité si la transaction ne se réalise pas. Ils permettent notamment une indemnisation financière pour la partie qui respecte le contrat.

Alors, faut-il déclarer l’argent reçu suite à l’annulation d’un contrat d’arrhes ? Décryptons ensemble.

Il est important de distinguer trois types de contrats d’arrhes :

1. Contrat d’arrhes confirmatives

Ce type de contrat est un acompte sur le prix de vente. Il témoigne d’un engagement à finaliser la vente selon les termes convenus. L’article 1124 du Code Civil prévoit qu’en cas de manquement, la partie lésée peut exiger l’exécution du contrat ou sa résolution, avec dommages et intérêts.

2. Contrat d’arrhes de dédit (ou arrhes pénitentielles)

Réglementées par l’article 1454 du Code Civil, ces arrhes permettent de renoncer à la vente. Si l’acheteur se rétracte, il perd la somme versée. Si c’est le vendeur, il doit rembourser le double de la somme reçue.

3. Contrat d’arrhes pénales

L’objectif premier est de garantir la vente du logement. Si une partie manque à ses obligations, la partie lésée peut exiger l’exécution du contrat, sauf accord contraire, en plus d’une compensation financière.

Faut-il déclarer l’argent d’arrhes annulées ?

Quel que soit le type de contrat, l’argent perçu doit être déclaré, que la vente ait lieu ou non. Si l’une des parties ne respecte pas le contrat et que l’autre partie conserve l’argent à titre de pénalité, cette dernière doit le déclarer à l’impôt sur le revenu (IRPF) comme un gain patrimonial, inclus dans la base imposable générale.

À l’inverse, la partie qui perd l’argent des arrhes, qu’elle soit acheteur ou vendeur, peut déclarer cette somme comme une perte patrimoniale dans son IRPF, également dans la base imposable générale.

Si la vente a lieu, le vendeur doit inclure le montant des arrhes dans le calcul du gain ou de la perte patrimoniale générée par la vente, dans sa déclaration d’IRPF, et le déclarer dans la base imposable de l’épargne.

Pour l’acheteur, le versement d’arrhes n’a pas d’impact direct sur l’IRPF, car il est intégré au prix total du bien. Cependant, ces arrhes sont prises en compte pour le calcul des impôts indirects, tels que la TVA pour les logements neufs ou l’Impôt sur les Transmissions Patrimoniales (ITP) pour les logements anciens.

Quel est le montant des arrhes ?

En général, les arrhes représentent environ 10 % du prix de vente du logement. Cette somme est ensuite déduite du prix final. Ce pourcentage n’est pas fixe. Les parties peuvent convenir d’un montant plus élevé ou plus faible.

Quelle est la durée d’un contrat d’arrhes ?

La durée maximale d’un contrat d’arrhes est de six mois à partir de sa signature. Il est fréquent de demander une prolongation, surtout si l’acheteur a des difficultés à obtenir un financement.