La chaîne hôtelière Sercotel a vu son chiffre d’affaires tripler en trois ans, passant d’un peu plus de 52 millions d’euros en 2021 à 150 millions d’euros l’année dernière.
Ce bilan marque la troisième année consécutive avec une croissance supérieure à 20% et la société prévoit de poursuivre cette tendance positive en 2025, avec une projection de chiffre d’affaires de 180 millions d’euros.
Pour cette année également, la société poursuivra son plan de croissance qui prévoit l’ouverture de six nouveaux hôtels dans des emplacements stratégiques tels que Valence, Séville, Grenade…
Actuellement, Sercotel gère un portefeuille de 85 hôtels en Espagne et Andorre : 50 en gestion directe, 25 en régime de franchise et 10 projets en construction dont l’ouverture est prévue entre 2025 et 2027.
Sercotel appartient au Groupe Corporativo Landon et est dirigée par José Rodríguez Pousa.
Nous avons interviewé Pablo Fernández Ríos, directeur des franchises de la marque, et nous avons parlé de chiffres vertigineux, des plans d’expansion et du modèle de franchises.
Vous avez 85 hôtels en Espagne et Andorre, quelles ont été les dernières incorporations ?
Deux ouvertures, une à El Prat de Llobregat, un modèle d’hôtel d’exploitation et une autre à Chipiona dans la province de Cadix.
Y a-t-il d’autres ouvertures prévues pour cette année ?
Nous espérons avant la période estivale ouvrir l’hôtel de Grenade, un hôtel de 205 chambres dans le centre de Grenade, et aussi Séville, que si tout va bien nous ouvrirons au dernier trimestre de cette année.
Où êtes-vous présents ?
En Espagne et Andorre. Dans le passé, elle avait des affaires en dehors de nos frontières, en particulier dans les pays d’Amérique latine, mais depuis 2020, la société a seulement une présence nationale.
L’engagement de la société en ce moment est la péninsule ibérique, l’Espagne, Andorre, le Portugal. Ce sont les trois grands marchés auxquels nous voulons nous diriger, tant dans le modèle d’exploitation que dans le modèle de franchises. Il n’y a aucune prévision de sortir vers d’autres marchés, vers d’autres pays.
Parlez-nous de l’occupation
Nous avons des taux d’occupation supérieurs à 85%. Cette année, l’engagement de la société est de maintenir ces niveaux d’occupation et surtout nous augmentons le chiffre d’affaires grâce au prix moyen.
L’idée est d’augmenter le prix moyen de la société en maintenant les occupations de l’année dernière.
De combien cela va-t-il augmenter ?
En principe, cette année, nous allons atteindre les 200 millions d’euros.
Où êtes-vous présents sur le territoire national ?
Notre business core, indépendamment du fait qu’il s’agisse d’un modèle franchisé, est le corporatif. Nous sommes présents à Madrid, Barcelone, Valence, Séville, Malaga, toutes les grandes capitales de province.
Beaucoup des destinations que nous gérons ont une clientèle nationale, qui est notre principal marché, ou bien une clientèle internationale dans les destinations qui ont plus de succès.
Qu’est-ce qui distingue Sercotel des autres marques ?
Notre claim est sortir notre meilleure version.
Au final, nous sommes une chaîne nationale à caractère urbain, bien que nous évaluions également des opérations à caractère vacancier qui sont des hôtels urbains avec de grands emplacements et dans lesquels le client peut sortir sa meilleure version et se sentir à l’aise, se sentir aimé et se sentir tranquille.
C’est la principale valeur, sortir la meilleure version tant des équipes propres que du client.
Vous avez triplé votre chiffre d’affaires en trois ans, comment expliquez-vous ces chiffres ?
Très simplement. La première chose est la pandémie. Pour nous, cela a été une opportunité. Il est vrai que cela coïncide avec la vente de la totalité de la participation de notre fonds d’investissement du groupe corporatif London.
Il y a eu beaucoup d’opportunités de croissance au niveau de l’expansion. Nous avons pu accéder à des marchés où nous n’étions pas présents, comme Grenade, Andorre, Malaga… Cela a fait exploser la société.
De plus, nous avions déjà des projets signés auparavant, qui ont vu le jour ces dernières années. Et de plus, profiter des vents favorables que l’on observe dans le tourisme depuis 2020.
Comme je vous le disais, l’objectif de cette année budgétaire est de 200 millions. En résumé, les chiffres sont la conséquence surtout de l’expansion propre, aussi de l’organisation, du programme de franchises, qui en ce moment est pionnier au niveau national.
Le modèle de Franchises Sercotel
Pouvez-vous nous en dire plus sur ce programme ?
La société, quand elle naît, le fait comme une chaîne sous une seule marque mais avec de nombreuses propriétés. En 2020, nous faisons un programme de franchises solide, robuste et nous sommes avec ceux qui, à l’époque, étaient nos hôtels associés.
Les grandes marques nord-américaines et internationales sont des franchises, ce ne sont pas des hôtels opérés. Nous ce que nous avons fait c’est prendre comme base ces grandes opérations internationales, ces manuels et les adapter au marché national, à l’idiosyncrasie propre.
C’est pionnier parce qu’il a un an et demi et au niveau national je crois que, avec quelques marques de plus, nous sommes les seuls qui parient réellement sur le plan de franchises.
Accompagnement et autonomie
Nous ce que nous essayons de faire c’est donner aux clients un service commercial et un accompagnement opérationnel. La clé est qu’ils ont cette indépendance opérationnelle mais ils ont la durabilité de travailler en chaîne dans de nombreuses verticales : de qualité, d’achats…
C’est une des clés pour lesquelles nous avons un modèle pionnier.








