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Ce ralentissement inattendu des prix immobiliers US en 2025 va-t-il enfin rendre l’accession abordable ? Découvrez ces 8 raisons surprenantes !

Les prix de l’immobilier ont connu un ralentissement de leur croissance au deuxième trimestre de 2025 dans les zones métropolitaines américaines, reflétant une évolution du marché face aux défis persistants de l’accessibilité financière et à la hausse des coûts hypothécaires. Qu’en est-il du marché immobilier au Canada et en France?

Selon le dernier rapport de la National Association of Realtors sur les prix médians et l’accessibilité des zones métropolitaines, 75 % des 228 marchés métropolitains ont enregistré des gains de prix de l’immobilier, contre 83 % au premier trimestre. Les augmentations de prix à deux chiffres ont également fortement ralenti, avec seulement 5 % des régions métropolitaines affichant de tels gains, contre 11 % plus tôt cette année. Une tendance que l’on observe également dans certaines régions du Québec.

Variations Régionales et Prix Records

Le prix médian national des logements unifamiliaux existants a légèrement augmenté de 1,7 % d’une année sur l’autre, atteignant un record de 429 400 $, un rythme plus lent que l’augmentation de 3,4 % observée au premier trimestre. Des variations régionales se sont distinguées : le Nord-Est a mené avec un gain de 6,1 % à 527 200 $, en grande partie grâce à un inventaire limité, tandis que le Midwest a suivi avec une hausse de 3,5 % à 328 800 $, soutenue par une meilleure accessibilité financière.

En revanche, l’Ouest a connu une modeste augmentation de 0,6 % à 646 100 $, et le Sud, en particulier des États comme la Floride et le Texas, a connu des prix essentiellement stables, car la nouvelle construction a atténué une partie de la pression sur l’offre. Ces disparités régionales soulignent la complexité du marché immobilier américain.

L’Analyse de Lawrence Yun

Lawrence Yun

Lawrence Yun, économiste en chef de la NAR, a souligné que les tendances régionales divergentes reflètent les forces du marché sous-jacentes en jeu. « Les prix des logements ont augmenté plus rapidement dans le Midwest en raison de l’accessibilité financière et dans le Nord-Est en raison d’un inventaire limité », a déclaré Yun. « Pendant ce temps, le Sud subit une correction de prix, car la construction de logements neufs de ces dernières années atténue les contraintes d’approvisionnement. »

Malgré une création d’emplois robuste – plus de 7 millions d’ajouts nets depuis le sommet pré-pandémique – les ventes de logements et les taux d’accession à la propriété sont à la traîne. Les taux hypothécaires élevés ont freiné l’activité des acheteurs, laissant les ventes en dessous des niveaux pré-COVID et faisant baisser le taux d’accession à la propriété d’un point de pourcentage complet depuis le début de 2023.

Impact des Taux d’Intérêt et Demande Future

Yun a noté que si les taux d’intérêt devaient baisser, la demande est prête à augmenter dans les États à forte croissance tels que l’Idaho, l’Utah, les Carolines, la Floride et le Texas. Imaginez l’impact d’une baisse des taux sur le marché immobilier Québécois !

Parmi les zones métropolitaines individuelles, Toledo, Ohio, et Jackson, Mississippi, ont mené avec les plus fortes augmentations annuelles des prix médians, soit 10,5 % chacune. Parmi les autres marchés notables avec de fortes hausses, mentionnons Nassau-Suffolk à New York et New Haven-Milford, Connecticut, qui approchent tous deux une croissance de 9 à 10 %.

Les Marchés les Plus Chers et Défis d’Accessibilité

La Californie a dominé la liste des marchés immobiliers les plus chers, avec San Jose-Sunnyvale-Santa Clara en tête, dépassant 2,1 millions de dollars malgré une augmentation de prix plus modeste de 6,5 %. Cependant, plusieurs régions métropolitaines californiennes coûteuses, dont San Francisco et San Diego, ont connu de légères baisses de prix en raison des pressions sur l’accessibilité financière. On se demande si Toronto suivra la même voie…

L’accessibilité financière reste une préoccupation majeure, car près d’un quart des marchés ont affiché une baisse des prix des logements ce trimestre, contre 17 % au cours de la période précédente. Le paiement hypothécaire mensuel typique pour une maison existante avec une mise de fonds de 20 % a augmenté de 6,5 % d’un trimestre à l’autre pour atteindre 2 256 $, bien qu’il ait légèrement diminué d’une année sur l’autre.

Coût des Premiers Achats et Perspectives d’Avenir

En moyenne, les familles ont affecté environ 25,7 % de leur revenu aux coûts hypothécaires, ce qui est plus élevé qu’au dernier trimestre, mais inférieur à la part enregistrée il y a un an. Un chiffre qui fait réfléchir quand on compare au budget des ménages Français.

Les acheteurs d’une première maison ont été confrontés à des paiements mensuels plus élevés sur les maisons de départ, qui s’élevaient en moyenne à 2 212 $ au deuxième trimestre, soit une augmentation de 134 $ par rapport au premier trimestre. La part du revenu consacrée à ces paiements a également augmenté à 38,7 %, soulignant les défis persistants en matière d’accessibilité financière pour les acheteurs débutants malgré une modeste baisse d’une année sur l’autre.

Alors que les taux hypothécaires restent élevés et que la dynamique des stocks évolue, le marché immobilier américain continue de naviguer dans un paysage complexe où les disparités régionales, les fondamentaux économiques et les coûts de financement façonnent les perspectives pour les acheteurs et les vendeurs. Une situation qui rappelle les défis rencontrés par les acheteurs et vendeurs en Europe et au Canada.