L’inventaire de logements augmente et les ventes de maisons existantes diminuent. Ces deux facteurs pourraient être de bonnes nouvelles pour les acheteurs. Toutefois, les taux hypothécaires restent obstinément élevés. Une situation paradoxale qui mérite d’être analysée de près.
Le marché immobilier en pleine mutation : opportunités et incertitudes
Avec des taux hypothécaires toujours élevés et des ventes de maisons au ralenti, les acheteurs pourraient avoir plus de marge de manœuvre pour négocier les prix.
Les préoccupations persistantes concernant l’inflation et le marché de l’emploi créent une réticence chez les acheteurs à aller de l’avant avec l’achat d’une maison.
L’abordabilité s’améliore, mais la fenêtre d’opportunité pourrait être courte car l’inventaire diminue traditionnellement au second semestre de l’année. Il faut donc agir vite pour ceux qui souhaitent profiter de cette conjoncture !
Taux hypothécaires : une stabilité trompeuse ?
Les taux hypothécaires à 30 ans sont restés relativement stables ces dernières semaines, oscillant autour de 6,75 %. Si certains économistes prévoient une baisse aux alentours de 6,4 % d’ici la fin de l’année, cette perspective reste incertaine et dépendra de l’évolution de l’inflation.
Zoom sur les taux en France, Suisse et Québec
En France, le marché reste contrasté avec des taux qui fluctuent en fonction des régions et des profils d’emprunteurs. En Suisse, la stabilité est de mise, mais les prix immobiliers restent élevés. Au Québec, on observe une légère baisse des taux, ce qui pourrait stimuler la demande.
La persistance du risque d’inflation, combinée à une dette publique américaine croissante, contribue à maintenir un plancher relativement élevé pour les taux d’intérêt, du moins pour l’instant.
L’abordabilité s’améliore : une lueur d’espoir ?
Malgré ces coûts d’emprunt élevés, l’abordabilité s’est améliorée. Le paiement hypothécaire mensuel médian a diminué, atteignant son niveau le plus bas depuis près de cinq mois.
Pour ceux qui sont prêts à faire un achat, il est préférable de faire une offre maintenant avant de perdre un certain pouvoir de négociation à mesure que les inscriptions diminuent plus tard dans l’année.
Astuces pour négocier comme un pro
- Surveillez les maisons sur le marché depuis plus d’un mois sans baisse de prix.
- N’hésitez pas à faire une offre inférieure au prix demandé.
- Mettez en avant vos atouts : apport personnel conséquent, dossier de financement solide.
- Faites jouer la concurrence entre les vendeurs.
- N’oubliez pas les frais annexes : notaire, taxes, assurance.
Les vendeurs peuvent être disposés à accepter une offre inférieure plutôt que de baisser leur prix, surtout si le vendeur est déjà sous contrat pour sa prochaine maison ou doit déménager hors de la ville.
Juin : un mois difficile pour les ventes de maisons
Il n’y a pas eu beaucoup de points positifs à trouver dans les rapports sur les ventes de maisons existantes et neuves qui sont sortis cette semaine.
Les ventes de maisons existantes ont diminué de 2,7 % de mai à juin, pour atteindre un taux annuel désaisonnalisé de 3,93 millions, selon la National Association of Realtors. Le prix médian des maisons qui se sont vendues était de 435 300 $, en hausse de 2 % d’une année sur l’autre et le plus élevé jamais enregistré.
L’impact des événements locaux : un facteur à ne pas négliger
Des événements comme le Festival International de Jazz de Montréal, le Carnaval de Québec ou la Fête Nationale Suisse peuvent influencer le marché immobilier local, en attirant des touristes et en stimulant l’activité économique.
Le nombre de ventes de maisons neuves s’est établi à un taux annuel désaisonnalisé de 627 000 en juin, en baisse de 6,6 % par rapport à l’année précédente, selon le U.S. Census Bureau. Cela a fait grimper l’inventaire de maisons neuves à 9,8 mois, le niveau le plus élevé depuis novembre 2022.
Les demandes d’hypothèque continuent de surprendre
La bonne nouvelle pour le marché est la vigueur continue des chiffres des demandes d’hypothèque. L’indice d’achat non corrigé a augmenté de 4 % pour la semaine se terminant le 18 juillet par rapport à la semaine précédente et de 22 % par rapport à la même semaine en 2024, selon la Mortgage Bankers Association (MBA).
Bien que les demandes d’hypothèque soient en hausse, les annulations de contrats le sont également, car les acheteurs utilisent l’influence dont ils disposent à la clôture. Un signe que le rapport de force s’équilibre entre acheteurs et vendeurs.









