image d'accueil du site représentant a gauche une maison belle et lumineuse et sur le coté droit une maison dévastée et abimée

Immobilier en Zones Tendues : SEPES Prépare une Offensive ! Découvrez les Prochains Quartiers…

Leire Iglesias, directrice générale de l’Entité Publique d’Entreprise du Sol (Sepes), a affirmé que la priorité sera donnée à l’attribution et à la promotion de logements, ainsi qu’au développement de terrains dans les zones tendues ou en voie de le devenir.

Valencia sera également une priorité suite à l’engagement pris par le gouvernement envers la Communauté Valencienne après les inondations d’octobre 2024.

C’est ce qu’a indiqué Mme Iglesias lors de sa comparution devant la Commission du Logement et de l’Agenda Urbaine au Congrès des Députés.

Elle a précisé qu’outre Valencia, la Catalogne, la Navarre, les Asturies, le Pays Basque et la Galice seront également prioritaires.

"Cette priorisation est cohérente avec la responsabilité que le Gouvernement Espagnol assume également avec des mesures extraordinaires visant à inverser cette tension résidentielle, lorsqu’elle est déclarée et qu’un effort est demandé qui doit être accompagné d’investissements publics", a-t-elle ajouté.

Pour mener à bien cet objectif, la coopération et la collaboration avec le secteur et les communautés autonomes seront "indispensables", tout comme une évolution structurelle de l’organisation de Sepes.

Concernant la création d’un parc public de logements à prix abordables, Mme Iglesias a indiqué que Sepes dispose déjà de 39 zones programmées avec la capacité de promouvoir près de 20 000 logements, et 13 autres zones seront prochainement attribuées.

De plus, l’Entité Publique d’Entreprise du Sol estime possible l’incorporation d’environ 2 500 terrains, ainsi que des logements déjà achevés, ce qui permet d’envisager "d’offrir au plus vite des terrains dans les zones prioritaires".

Ces terrains, comme l’a expliqué la directrice générale de Sepes, seront développés via différentes formules :

  • Collaboration public-privé
  • Collaboration public-social
  • Collaboration public-public avec la cession à d’autres administrations publiques
  • Ou encore via la vente de terrains pour la promotion de logements sociaux permanents, toujours sur une base volontaire.

"Dans le cas de l’application de formules de collaboration public-privé ou public-social via certaines entreprises, que ce soit avec des formules déjà développées à partir des fonds du Mécanisme du Plan de Relance Européen, nous le ferons via des droits de superficie ou par des concessions de travaux", a précisé Mme Iglesias.

Ainsi, des prix maximums de location de 5 à 11 euros par mètre carré seront établis en fonction des revenus de la zone, compensés par des incitations économiques pour ces promotions dont la rentabilité sera limitée.

Le gouvernement souhaite ainsi garantir, avec la nouvelle entreprise, que les prix ne dépassent pas 30% du revenu familial moyen de la zone où ils se situent.

Iglesias (Sepes): « Nous n’avons pas la capacité de nous subroger aux contrats de services de Sareb »

Concernant la Sareb, Mme Iglesias a indiqué que l’entité qu’elle dirige n’a "ni la volonté ni la capacité de se subroger aux contrats de services que Sareb pourrait avoir aujourd’hui".

"Nous ne pouvons pas nous subroger à ces contrats de services. J’ignore ce qui se passera lorsque les contrats que les prestataires de services ont avec Sareb arriveront à échéance ou non, mais Sepes n’assumera pas ces contrats pour sa gestion."

"Dans tous les cas, nous proposerons, lorsque d’autres collaborations avec les communautés autonomes ne sont pas possibles, nos propres contrats de services pour la gestion de ce parc ou de ces biens immobiliers", a-t-elle précisé.

"Ce qui sera obligatoire pour Sepes, ce seront les contrats de location des logements. Évidemment, le transfert de logements d’une administration à une autre n’implique pas la rupture des contrats", a-t-elle ajouté.

Des comptes assainis

D’autre part, lors de sa comparution, Mme Iglesias a assuré que les comptes de Sepes sont "assainis" par rapport aux années précédentes, avec un compte de résultat en 2024 supérieur de 3 810 % à celui de l’année précédente.

"À l’heure actuelle, nous sommes capables d’avancer des fonds propres dans la trésorerie de Sepes, engagés, mais des fonds dont Sepes dispose pour avancer le plus possible ou pour assumer les engagements que nous avons déjà pris avec le Ministère du Logement via le plan de logements locatifs abordables. Je ne dis pas que nous ayons un excédent comptable", a-t-elle détaillé.

De plus, elle a indiqué que les investissements de la période 2019-2024 ont été 2,5 fois supérieurs à ceux de la période 2012-2018, lorsque Sepes a présenté un rendement net négatif.