L’accessibilité au logement s’améliore : le marché immobilier est-il en train de se rééquilibrer ? Un expert se prononce.
Le marché immobilier a connu un été lent, mais un changement est en vue d’ici l’année prochaine, selon Glenn Kelman, PDG de Redfin. La clé de cette évolution ? L’accessibilité, qui s’est « nettement améliorée », même si elle reste un défi.
Les taux hypothécaires ont baissé, stimulant l’intérêt des acheteurs. Si cette tendance se maintient et que les prix se stabilisent, les acheteurs pourraient revenir sur le marché dans les 6 à 9 prochains mois.
Un marché « bien équilibré » ?
La croissance des prix des logements a ralenti, grâce à un inventaire plus important cet été et à une demande plus faible. Le temps nécessaire pour vendre une maison est passé de cinq semaines l’an dernier à six semaines cette année, ce qui a freiné les prix.
Les vendeurs commencent à se retirer face à l’incertitude économique, ce qui ralentit la croissance de l’inventaire. Selon Kelman, tous ces éléments combinés créent un marché assez équilibré.
Des baisses de prix variables selon les régions
Les prix des maisons se maintiennent dans des villes comme Pittsburgh, Milwaukee et Cleveland. En revanche, l’augmentation de l’inventaire a considérablement adouci les prix à Dallas, Orlando et Tampa.
Mais l’accessibilité reste un problème, surtout dans les États du Sud comme le Texas et la Floride.
L’assurance habitation, un facteur déterminant
En Floride, les coûts d’assurance habitation sont si élevés qu’ils dépassent parfois les coûts hypothécaires.
- Catastrophes naturelles fréquentes: Les ouragans et inondations augmentent les primes.
- Coûts supplémentaires: L’assurance devient un troisième facteur, en plus du taux et du prix d’achat.
- Hésitation des acheteurs: Ces coûts dissuadent les acheteurs potentiels. On en voit d’ailleurs les effets au Québec avec les inondations de cette année.
Jusqu’où les taux doivent-ils baisser ?
Avec des taux hypothécaires autour de 6,5 %, le marché se stabilise déjà. Mais pour que les ventes de maisons existantes augmentent considérablement, les taux devraient probablement descendre en dessous de 6 %. Cela pourrait se produire en 2026, voire plus tôt.
L’écart entre le revenu médian des ménages et le revenu nécessaire pour acheter une maison au prix médian reste important.
Un avenir plus abordable?
Cependant, la récente baisse des taux hypothécaires fait une grande différence.
Pour Kelman, il n’est pas nécessaire que le problème d’accessibilité soit résolu du jour au lendemain pour que les ventes de maisons augmentent de manière significative. Le marché s’améliore légèrement, même si le point de départ est très bas. « On prend ce qu’on a », conclut-il. Et vous, qu’en pensez-vous de la situation immobilière au Québec ou en Suisse ?









