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Achat en VEFA à Antony : quand le rêve immobilier d’un couple parisien vire au cauchemar

Le rêve immobilier vire au cauchemar pour ce couple. Maxence et Laurie, jeunes cadres parisiens, ont vu leur projet de vie se transformer en une spirale infernale. L’histoire, pourtant, avait débuté sous les meilleurs auspices…

Ce couple de trentenaires, lassé de son 45m² à Malakoff, rêvait d’espace après l’épreuve du confinement. « Enfermés dans notre petit appartement sans balcon, ni autre espace extérieur », se souvient Maxence. Leur décision était prise : acquérir un appartement plus grand.

L’illusion d’un nouveau départ

Avec un apport conséquent de 90 000 euros, fruit de leurs économies, Maxence et Laurie se sont lancés à la recherche de leur nid douillet. La banlieue proche de Paris leur semblait le compromis idéal.

Mais la réalité du marché immobilier les a vite rattrapés. « Même avec nos salaires confortables, Paris et sa première couronne se sont révélés complètement inaccessibles au vu de notre budget », confie Maxence. Leur choix s’est finalement porté sur Antony, une ville située à quelques kilomètres au sud de la capitale.

L’attrait du VEFA, un piège ?

Pour éviter les frais de notaire élevés, le couple a opté pour un achat en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement). L’idée : acquérir un logement neuf sur plan, synonyme de modernité et d’économies.

Avec un budget de 450 000 euros, ils ont écumé les promoteurs début 2023. Leur coup de cœur : un appartement de 65m² dans le quartier Jean Zay, à Antony, à deux pas du parc de Sceaux. Un crédit immobilier sur 20 ans a été contracté, et le compromis de vente signé en juillet 2023. La livraison était initialement prévue pour septembre 2024.

Quand le rêve tourne au vinaigre

Quelques semaines après le début des travaux, les premières alertes ont retenti. « Un copropriétaire travaillant dans le bâtiment a remarqué de très graves malfaçons sur le chantier », explique Maxence.

  • Défauts d’étanchéité
  • Fenêtres non conformes
  • Caves inondées

Le promoteur, contacté par les copropriétaires, a minimisé les problèmes. Mais l’état du chantier n’a fait qu’empirer.

La facture s’alourdit

Un expert mandaté par les copropriétaires a estimé que les coûts additionnels pour chaque appartement pourraient dépasser les 100 000 euros ! Un véritable coup de massue pour Maxence et Laurie.

Face à cette situation alarmante, les copropriétaires ont décidé de s’organiser en association. Le maire d’Antony a été alerté, et Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, s’est même rendue sur place.

Une situation financière et morale insoutenable

« Les malfaçons du chantier ont été cachées juste avant son arrivée pour offrir une belle image », déplore le couple.

La livraison de leur appartement a été repoussée à une date indéterminée. Maxence et Laurie se retrouvent pris au piège, coincés entre un loyer à Malakoff et les frais liés au déblocage de leur crédit immobilier.

  • Loyer mensuel : 1 200 euros
  • Intérêts intercalaires

« La santé mentale en prend un coup, nous sommes dans l’incertitude permanente », confie Maxence, désabusé. Leur projet immobilier est devenu un véritable fardeau, une source d’angoisse quotidienne. Auront-ils un jour les clés de leur futur chez-eux ? L’avenir est plus qu’incertain.